
L'Assemblée nationale, là où on lance des crises...
L’actualité politique récente a été remplis de salissage de toutes sortes, et a été ponctuée d’allégations, de doutes, de sous-entendus, de ça-a-l’air-que.
Il peut paraître étrange que le Parti québécois, en plein coeur de sa gigantesque opération de lançage de boue, alors qu’il a réussit à semer des doutes sur tout le monde, décide finalement de réunir ses membres dans 2 gros colloques afin de parler de… souveraineté. On n’y parle pas de cynisme, ni d’éthique, ni d’institutions publiques. Non. De souveraineté.
Étrange ? Générer des crises et aboutir à parler de souveraineté… tiens, tiens.
Pas si étrange, si on fait preuve de mémoire.
« Pour faire la souveraineté, il faut une crise. C’est bien embêtant, il y a des crises qui apparaissent de temps à autre, mais ce n’est pas toujours au bon moment pour nous. En fait, il faudrait susciter la crise. C’est évident qu’un référendum sur un sujet défini peut créer une crise.»
« Multiplions les crises. Et plus il y en aura, mieux c’est, jusqu’à la dernière qui nous donnera un pays souverain. »
“Grâce à la leçon de science politique donnée par Jacques Parizeau, devant les Intellectuels pour la souveraineté (IPSO), il y a une semaine, la «crise» s’est retrouvée au centre du «Plan Marois». La crise est devenue le moyen privilégié pour le Québec d’accéder à la souveraineté, crise qu’un référendum sectoriel allumera.”
Ou alors…
« La crise économique peut servir de tremplin pour faire avancer la cause de la souveraineté. »
Jonathan Valois, président du Parti québécois, 19 février 2009
Serait-il de mauvaise foi que d’imaginer un lien entre toutes les attaques lancées par le PQ contre le gouvernement et l’idée de créer une crise, par exemple, une crise de confiance ?
Allons, allons…
C’est André Boisclair qui disait, lors de la course au Leadership du PQ, en 2005:
“Pauline, on te sait capable du pire !”
André Boisclair
C’est pour cela que je considère que le PQ n’est pas une alternative crédible au PLQ mais qu’il faille tout de même débarquer le PQ à tout prix.
Alors il reste à voter ADQ ou à droite indépendant à défaut de mieux, à défaut d’autre chose.
C’est le défaut de notre système parlementaire: un gouvernement d’un côté, une opposition officielle de l’autre, avec l’obligation de s’opposer au gouvernement, quel qu’il soit, ça finit par laisser des marques qui ne disparaissent jamais.
Surtout avec la crise des médias, qui cherchent de plus en plus d’exclusivités avec de moins en moins de ressources.
Ça donne un journal de Montréal, le seul quotidien de la planète, à n’avoir absolument aucun journaliste qui y travaillent, mais que des chroniqueurs qui écrivent selon leur humeur sans avoir l’obligation de respecter une quelconque éthique journalistique…
Je crains que le pire reste à venir…
Bienvenue cynisme !
Bons points.
Fin renard, tu as oublié de citer Pauline dans le documentaire “À hauteur d’homme” :
On va en brasser d’la marde !!! – Pauline Marois