Pauline Marois a lancé récemment un top 10 des moyens pour créer du cynisme, ou d’influencer les sondages, ou de salir le gouvernement du Québec, au choix.
Visiblement, à première vue, on comprend vite qu’il devait s’agir d’une mauvaise version, puisqu’il manque beaucoup d’informations pour expliquer ces 10 choix. Alors j’ai cru bon d’ajouter (en bleu) les éléments qui ont certainement dû être enlevés (par erreur) de la liste pour rendre le tout compréhensible.

Top 10 pour créer du cynisme
1. Instaurer une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction et le financement du Parti libéral du Québec
- D’abord, il faut faire oublier cette détestable étude de l’UMQ qui prouve qu’il en coûte 2% moins cher de construire au Québec qu’ailleurs au Canada. Continuons de faire croire qu’il en coûte 36% plus cher ici, ça alimente le doute dans la population. Pour avancer nos chiffres, on a mieux qu’une étude détaillée : on a des “sources anonymes”.
- Ensuite, il faut faire oublier que le PQ est le seul Parti au Québec qui a été lié au scandale des commandites. Ce damné Jean Breault de Groupaction avait avoué devant le juge Gomery que tout ce qu’il avait appris sur les façons de contourner les lois sur le financement, c’est de notre propre directrice du financement au PQ qu’il l’avait appris. Par l’enquête qui avait suivi, le Directeur des élections (DGE) avait même découvert les 96 000 $ que nous avions reçus illégalement. Au fait, l’avons-nous remboursé ?
2. Nommer dans les plus brefs délais un Commissaire à l’éthique indépendant
- Trop fou comme stratégie : continuons de bloquer l’adoption de la Loi du gouvernement Charest qui prévoit l’instauration d’un code d’éthique et la création d’un poste de commissaire, tout en demandant la nomination d’un commissaire au plus vite. Je vous jure, les gens vont n’y voir que du feu !
3. Accepter la démission du ministre de la Famille et demander au Vérificateur général de faire enquête sur le lien entre le financement du Parti libéral et l’octroi de nouvelles places en garderie
- Continuons de monter notre liste de tous les Italiens du Québec qui sont propriétaires de garderie, et continuons d’essayer d’identifier ceux qui sont d’allégeances libérales. À chaque fois, c’est immanquable, y’a des journalistes qui embarquent et qui présentent ça comme une nouvelle révélation de copinage. Trop drôle. Mais évitons toutefois de trop se faire traiter de racistes…
4. Suspendre, le temps de l’enquête, les trois ministres qui sont visés par les vérifications du Directeur général des élections (DGE)
- Ça c’est drôle. L’histoire change d’une semaine à l’autre. Rappelons l’origine des trois lapsus: C’est en réaction à des attaques du PQ que Michelle Courchesne avait repris les mots du PQ devant les journalistes. Même histoire pour Julie Boulet qui, elle, avait réagi à des attaques de l’ADQ, en reprenant les mots de l’ADQ. Norman MacMillan, pour sa part, avait utilisé le mot « compagnie » en parlant de financement politique, en réaction à des questions de journalistes portant sur… les attaques des autres Partis.
- On n’a qu’à déformer leurs propos et laisser entendre que les vérifications du DGE sont graves au point de demander leur suspension.
5. Accepter la proposition du Parti Québécois de réduire à 500 dollars le montant maximal d’une contribution à un parti politique
- Il faut donc, à tout prix, faire oublier que c’est notre chef spirituel René Lévesque qui a fixé à 3 000$ (en 1977) le maximum qu’un citoyen pouvait donner à chaque Parti. C’est l’équivalent de 15 000 $ aujourd’hui, puisque ce montant n’a jamais été ajusté à l’inflation. Il faut donc être prudent, même notre ministre responsable de l’époque est sorti récemment pour défendre encore la Loi de Lévesque.
6. Accepter la proposition du Parti Québécois à l’effet que le premier ministre ne puisse recevoir aucune autre source de revenu que celle prévue par l’État, incluant celle provenant de son parti
- Vous rendez-vous compte que ça prendrait au moins 108 ans à Charest pour se payer le manoir de Pauline Marois de 8 millions $. Sans calculer les taxes ! Quand on l’attaque, ça fait oublier que, alors qu’elle était ministre des Finances des Finances et de l’Économie, elle était non seulement en charge de surveiller la SGF qui dirigeait son propre mari, Claude Blanchet, mais celui-ci s’est vu confirmer une prime de départ à vie de 80,000$ par année… Avec tous les scandales que ça aurait dû soulever. Surtout avec les plus récentes révélations sur ses partcipations dans des compagnies qui ont reçu l’aide de la SGF qu’il dirigeait… Enfin, passons. Hum.
7. Revenir aux directives sur les conflits d’intérêts plus sévères qui prévalaient sous un gouvernement du Parti Québécois
- Oublions la plus importante affaire de conflit d’intérêt qui ait frappé le monde politique des dernières décennies : le PQ et Oxygène 9, la démission de notre directeur général de l’époque, la démission de Gilles Baril, le 96 000 $ reçu illégalement, le rapport Moisan, Jean Breault et les commandites… même une étude a été mené sur ces histoires…
8. Respecter les règles qui s’appliquaient avant l’arrivée au pouvoir des libéraux pour les nominations à un poste de juge
- Bellemare a nommé 4 juges pendant son mandat et 3 nominations, dont aucun n’a donné entre 2000 et aujourd’hui. Heureusement, tout le monde pense le contraire. Malheureusement, personne ne dénonce le système québécois de nomination, même ce maudit Gilles Duceppe qui est allé dire que notre système était excellent… Même notre ancien ministre Jacques Brassard. Alors crions encore plus fort : celui qui crie le plus fort a toujours raison aux yeux du public.
9. Réviser le processus de nomination afin que celui-ci soit à l’abri des pressions des collecteurs de fonds
- Voilà c’est fait : en le demandant deux fois dans cette liste, ça nous permet d’en parler encore!
10. Exiger que le député de Rivière-du-Loup rende publics les éléments du rapport du Commissaire au lobbyisme le concernant et faire en sorte que le député ne siège plus à la Commission de l’administration publique
- À force de lancer des tonnes d’allégations sur Jean D’Amour, il aura été salit au point où personne ne se souvient qu’il a été blanchit de tout, sauf de cette histoire où il a parlé au maire de Rivière-du-Loup 10 jours avant la fin de la période de 2 ans où il n’aurait pas dû, puisqu’il avait occupé ces fonctions avant. D’où l’infraction de 500 $ qu’il a payé. (lire mon texte sur le sujet)
Hahaha!!
Trop bon, le petit vidéo Gagnant à vie!
Un petit bijou trouvé sur le web…
Qui es-tu fin renard ?
Un fin renard