
Pauline Rapaille, ou Clotaire Marois
Leçons sur les moyens d’affaiblir un gouvernement…
Le jour de la défaite du Parti québécois, en 2003, Pauline Marois avait prédit : « On va être assez nombreux pour brasser d’la marde! ». Cette déclaration, qui figure dans le film « À hauteur d’homme », révélait assez fidèlement l’objectif que se fixait dès lors, le Parti québécois de madame Marois.
Aujourd’hui, visiblement, l’objectif est atteint. La cuirasse du PLQ et de son chef Jean Charest n’a jamais été percé par les attaques des partis d’opposition jusqu’à ce qu’on découvre la recette du poison : semer le doute.
Le doute, ennemi aussi invisible que destructeur
D’abord utilisé efficacement par l’ADQ pendant la crise des accommodements raisonnables, alors que le Québec vivait la plus formidable des dérapes médiatiques de son histoire, l’idée de semer des doutes sur d’éventuelles menaces à notre survie s’est avéré 100 fois plus efficaces que les simples rappels à l’ordre.
Même Bouchard-Taylor, dans leur rapport, avaient attaqué durement le traitement médiatique de la crise en quantifiant à 75% le nombre d’informations qui avaient été soient déformées, soient carrément fausses. (article du Devoir à ce sujet). D’autres études ont confirmé le dérapage médiatique (lire: le bon, la brute et le raciste). Ce qui n’aide pas la population à faire des choix éclairés, il va sans dire.
Depuis 6 mois, on vit une crise médiatique similaire, mais axé contre le gouvernement du Québec.
Rappel des faits :
Début de la crise médiatique :
- Benoît Labonté, numéro 2 du Parti municipale dirigé par Louise Harel, se fait prendre à avoir menti devant les caméras de télévision. Il avait reçu de l’argent légalement, mais dans le doute, il a préféré ne pas risquer sa réputation et a affirmé ne pas être au courant. Coincé, preuves contre lui, il quitte le Parti, expulsé par sa chef.
- Quelques jours plus tard, il tente un grand coup : couler avec le plus grand nombre de gens possible. Il annonce dans une entrevue « exclusive » à l’émission Enquête, que tout le monde est dans le même bateau, que tout le monde est complice, que tout le monde sait, notamment le gouvernement du Québec.
- Coup réussit : les médias embarquent. Tout est pris pour des vérités absolues. Ça y est : on se met à douter du gouvernement Charest. Aveux ultime, les journalistes responsables de cette entrevue, expliquent le lendemain à l’émission de Christiane Charrette que les journalistes, contrairement à la police, peuvent utiliser l’anonymat de leur source pour lancer des accusations…
- L’ADQ embarque à son tour, et se met à lancer des accusations (sous le couvert de l’immunité), au sujet de 3 ministres qui auraient séjourné sur le bateau d’un entrepreneur : Tony Accurso. Les ministres ont beau crier au mensonge et à la folie, tout dérape. On sait aujourd’hui que c’était faux, mais terriblement efficace de la part de l’ADQ.
- Le ballon n’était pas encore retombé qu’on en lance d’autres : des sources anonymes déclarent à l’émission Enquête que les travaux d’infrastructures coûtent 30% plus chers au Québec qu’ailleurs. On sait que c’est faux, puisque la seule étude sur ce point, faite par l’Union des municipalités du Québec (UMQ), est à la fois complète et crédible, publiée en avril 2010, démontre au contraire qu’il en coûte 2% moins cher construire au Québec. Mais le mal est fait, on laisse entendre que des milliards sont perdus dans des poches douteuses.
- Même histoire du côté des garderies, où on découvre que des donateurs libéraux sont propriétaires de garderie privées. Scandale ? Non, mais le PQ insiste beaucoup sur les noms à sonorité italienne, puisque le ministre est italien, et parce que l’imaginaire collectif aime bien associé les Italiens à la mafia. Le doute est semé. Même l’association des garderies privées du Québec sort publiquement pour dénoncer « le raciste et le salissage du Parti québécois ». Encore une fois, le mal est fait. Même le ministre doit renforcer les règles pour corriger la perception.
- Sans parler de Marc Bellemare qui, jusqu’à ces récentes déclarations, n’avait aucune crédibilité politique. Soudainement, du jour au lendemain, il lance des doutes à la pelle et cela suffit à remplir les pages des médias.
- Entretemps, Pauline Marois avoue dans une surprenante entrevue à l’agence de presse PC qu’elle a, depuis qu’elle est chef du PQ, changé sa personnalité au point d’aller « contre sa nature profonde », afin de se développer un « instinct de tueuse ».
Pourquoi se casser la tête pour affronter un gouvernement, si tout ce qu’on a à faire, c’est d’entretenir tous les doutes possibles à son endroit ?
Mentir peut rapporter gros.
Parlez-en à Clotaire Rapaille.
Le PQ n’ose jamais répéter hors de l’assemblée nationale les calomnies qu’ils y disent… Le pire, c’est que les médias rapportent le tout sans une once de précaution, comme si le tout était le vérité, pure et simple…
Le PQ tisse une toile de ragots! J’aimerais bien que les médias parlent au conditionnel lorsque les députés ne veulent pas répéter leurs attaques mesquines hors de la Chambre!!
Ils peuvent bein dire n’importe quoi, le PQ! Qui ça dérange? Et ceux qui sont touchés par ces allégations peuvent pas rien dire – y sont déja coupables avant même d’avoit ouvert la bouche… Vraiment très bas!
Depuis que les médias ont pour seul but, faire des bénéfices avec leurs placements publicitaires dans leur chaîne de nouvelles en continue, je n’y crois plus.
Le rôle du journaliste n’est plus de rapporter la nouvelle, mais plutôt de la vendre. Ils subissent de la pression de leur chef de pupitre, qui eux, subissent le même sort de leur dirigeant, qui eux ont des comptes à rendre aux investisseurs. Ça me répugne.