
Il a été la cible du PQ, de l'ADQ et surtout des médias.
Après tout ce qui a circulé. Après tout ce qu’on a entendu. Après tout ce qu’on a dit de lui, c’est maintenant officiel: Jean D’Amour n’a rien à se reprocher.
Le Directeur général des élections (DGE) le disculpe. L’Opération Marteau le disculpe.
Ce qui est désolant, c’est que la nouvelle sort à ce moment-ci, alors que personne n’écoute les nouvelles, ni ne lit les journaux. Tout le monde prépare Noël sans penser à l’actualité politique. Ce bonhomme-là a passé de bien mauvais moments à se défendre contre tout ceux du PQ et de L’ADQ ont prétendu toute sorte de choses sur lui. Les médias en ont fait de la chaire à canon, sans se soucier vraiment de lui, de sa famille et de ses proches.
Maintenant qu’il est innocenté, qui en parlera ? Est-ce qu’il y aura au moins un ou deux petits articles dans un journal quelconque ? Sachant que les fausses accusations qui planaient sur lui ont fait la Une d’un grand nombre de quotidien et d’ouverture de bulletins de nouvelles ?
Je ne crois pas. Ainsi va la planète Médias.
Comme disait d’autres: Joyeuses fêtes monsieur D’Amour. Vous le méritez bien !
Citons un journaliste du Bas St-Laurent, Gilles Lebel, dans le St-Laurent-Portage: « À la lumière de tout ce qui lui tombe dessus depuis le 22 juin dernier, Jean D’Amour devra apprendre à se méfier des politiciens qui ne sont pas du même bord que lui. Il devra apprendre également à se méfier de ceux avec qui il a déjà fait de la politique et qui se disent ses amis. Il devra se méfier de ceux et celles qui ne seront jamais élus, qui ne veulent pas l’être, mais qui agissent comme s’ils détenaient le pouvoir. »
5 commentaires
24 décembre 2009 à 01:08
Ça m’écoeure tellement la politique. Si le gars est pas coupable de rien, lâchez-le !
29 décembre 2009 à 11:01
En passant, cette disculpation ne dit pas que rien ne s’est passé… seulement qu’il y a absence de preuve ou que les preuves ne sont pas suffisantes pour porter un blâme hors de tout doute raisonnable.
De l’avis de plusieurs membres de la famille proche de M. d’Amours, je maintiens qu’il persiste une odeur nauséabonde autour de ce dossier qui mérite une enquête TRANSPARENTE et en PROFONDEUR, ce qui n’a vraisemblablement pas été le cas.
Cordialement,
TVQ
6 janvier 2010 à 20:54
l’enquête du commissaire au lobbyisme n’est pas terminée. Attendez un peu avant de pavoiser.
7 janvier 2010 à 16:16
Effectivement, c’est bien vrai… on n’a pas beaucoup entendu parlé de la disculpation de Jean D’Amour. Faut croire que les bonnes nouvelles font moins vendre que des suppositions et des accusations lancées à droite et à gauche. Et qu’on vienne pas dire que le DGE et la police sont à la solde du gouvernement, un moment donné c’est assez de vouloir salir tout le monde…
2 février 2010 à 13:55
Publié le 02 février 2010 à 11h27 | Mis à jour à 11h44
Lobbyisme: Jean D’Amour reconnaît sa culpabilité
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Jean D’Amour
ARCHIVES LA PRESSE
Tommy Chouinard
La Presse
(Québec) Le député libéral Jean D’Amour reconnaît sa culpabilité à une infraction à la loi sur le lobbyisme. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales lui a émis un constat d’infraction hier, une semaine après avoir reçu un rapport d’enquête du Commissaire au lobbyisme.
M. D’Amour n’a pas contesté l’avis et a payé l’amende de 500$ «afin de mettre un terme définitif à cette affaire» et «tourner la page». Il entend rester député de Rivière-du-Loup. Dans un communiqué, Jean D’Amour affirme qu’il a «toujours agi de bonne foi» et qu’il n’a «jamais eu l’intention de contrevenir sciemment à la loi».
L’infraction à la loi remonte au 2 février 2009, alors que M. D’Amour travaillait pour la firme d’ingénierie BPR, à Rivière-du-Loup. Il a fait du lobbyisme auprès d’un titulaire de charge publique de Rivière-du-Loup, violant ainsi la règle «d’après-mandat». Un ex-maire peut exercer des activités de lobbyisme auprès d’élus ou de fonctionnaires seulement deux ans après la fin de son mandat.
M. D’Amour a démissionné de son poste de maire de Rivière-du-Loup en 2007 pour se présenter ensuite aux élections générales sous la bannière libérale. Battu par Mario Dumont dans Rivière-du-Loup, il a ensuite travaillé pour la firme BPR à titre de directeur du développement des affaires, dans le Bas-Saint-Laurent. Il a quitté ses fonctions le printemps dernier, lorsqu’il est devenu candidat du PLQ aux élections partielles dans Rivière-du-Loup. Il a été élu le 22 juin.
Le député a tenu un point de presse ce matin dans sa circonscription de Rivière-du-Loup, sans envoyer un avis de convocation à la presse parlementaire. La station de radio CIEL FM a confirmé l’information à Cyberpresse, le bureau de M. D’Amour n’ayant pas retourné un appel. Le bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales a confirmé l’envoi du constat d’infraction. C’est le seul constat émis jusqu’à maintenant à la suite du rapport d’enquête du Commissaire au lobbyisme.
La semaine dernière, le Commissaire au lobbyisme, Me François Casgrain, a remis au Directeur des poursuites et pénales un rapport d’enquête sur les activités de lobbyisme de BPR dans le Bas-Saint-Laurent. Il a constaté pas moins de 84 violations à la Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme commises par 16 représentants de la firme. Teize représentants de BPR ont agi à titre de lobbyistes sans être inscrits au registre comme le prescrit la loi. Trois des plus hauts dirigeants de BPR ont violé la loi en n’inscrivant pas les personnes qui exercent des activités de lobbyisme pour le compte de leur entreprise.
Le Commissaire ne nommait pas les personnes visées car la loi l’en empêche. Mais dans son communiqué de presse, il apportait plusieurs précisions permettant de croire que Jean D’Amour était concerné. Par exemple, le commissaire soulignait qu’«il y a eu des manquements aux règles d’après-mandat, qui imposent des restrictions aux titulaires de charges publiques lorsqu’ils quittent leurs fonctions». C’est justement une possible violation de cette règle qui avait plongé Jean D’Amour dans l’embarras au printemps 2009 et avait amené le Commissaire à déclencher une enquête le 2 septembre.