Depuis la fin du sommet de l’ONU sur les changements climatiques à Copenhague, alors que le Québec a fait bonne figure à la face du monde, un drôle de spin dans l’élite conservatrice tend à se propager dans certaines de nos régions.
Le Québec et son énergie

Le Québec et son énergie

L’idée selon laquelle le Québec devrait prendre son trou et arrêter d’être un leader vert, puisque une partie de la péréquation qu’il reçoit, année après année, provient de l’Alberta, riche de ses polluant sables bitumineux.

L'Alberta et son énergie

Holà.

1 – Ce ne sont pas les provinces qui versent de l’argent à notre système de péréquation, mais bien les individus, via leurs impôts fédérales et la TPS, essentiellement. Après vérification sur la richesse relative des provinces, un montant est redonné aux provinces moins riches que les autres.

2- Les ressources naturelles non-renouvelables (comme le pétrole albertain) ne font pas partie du calcul de la richesse des provinces.

3- Toutes les provinces ont fixé des objectifs de réduction de leur GES (Gaz à effets de serre). Elles ont toutes fixé à 2020 l’atteinte de leur cible, sauf l’Alberta, qui a choisi… 2050 !

4- Le Québec, merci à Jean Charest, mise plus que jamais sur le développement de notre énergie propre (hydroélectrique, éolienne, hydrolienne, géothermique) ainsi que de nouvelles lignes d’interconnexion (Ontario en mai dernier, USA en novembre, et Est du Canada et USA en novembre également). Il veut vendre de l’énergie propre. Ça permet d’enrichir le Québec et d’aider l’environnement. On nous louange partout, Gore, Suzuki, Guilbault, Schwarzenegger félicitent ouvertement et publiquement le gouvernement du Québec.

5- Avec le refus des conservateurs et de l’Alberta de faire leur part, on risque d’être pénalisé. Jean Charest explique que l’économie du Québec, qui mise sur ses exportations, sera la première touchée si les pays de l’Union européenne mettaient à exécution leur menace d’imposer une taxe sur les produits en provenance de pays qui ne font pas les efforts requis pour réduire leurs émissions de GES.

6- Les Américains, par leur président, nous demandent, eux aussi, des efforts pour modifier nos méthodes d’extraction des sables bitumineux. Le président des États-Unis, Barack Obama, juge que le Canada doit travailler à réduire les émissions de gaz à effet de serre provoquées par l’extraction du pétrole des sables bitumineux.

7- Les USA ne seront pas éternellement acheteur de notre pétrole, qu’ils jugent trop “sale”. Le Congrès américain nous a à l’oeil: en décembre 2007, le Congrès a adopté l’Energy and Security Independence Act, dont l’article 526 stipule que le gouvernement américain ne peut acheter de « carburants synthétiques, non traditionnels ou de remplacement émettant plus d’émissions contribuant au réchauffement de la planète que les carburants traditionnels ». Il interdit au gouvernement et à l’armée d’utiliser de l’argent public pour acheter des carburants « sales », comme celui qui provient des sables bitumineux.

La solution à la question environnementale passera par l’argent, puisque c’est cette dernière qui est la cause de la première. C’est ce qui se dessine.

Heureusement, le Québec l’aura compris avant bien d’autres juridictions dans le monde.

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