La perception étant reine du monde politique, celle-ci ne pardonne jamais. Laissée à elle-même, elle fait des ravages, détruit des réputations et, se nourrissant de la confiance des gens, ne laisse que cynisme derrière elle. Dans une démocratie, elle tue le goût de voter. C’est irresponsable de ne pas la dompter.
Pas besoin de revoir en détail les raisons qui justifie au plus vite l’instauration d’un code et d’un commissaire à l’éthique. Pourtant, ce sont les libéraux qui insistaient le plus, en 2003, sur la création de telles règles. Pourquoi ont-ils tant tardé ? Combien de texte comme ceux qui suivent va-t-il falloir lire et relire avant que ce code ne soit adopté:
Seulement au cours des derniers jours, on lisait: Éthique: le monde à l’envers de Michel C. Auger (SRC), Éthique en politique du Montréalais d’origine, L’éthique reporté à l’automne d’Antoine Robitaille (Le Devoir), Limbo éthique du PLQ de Michel Corbeil (Le Soleil), et j’en passe.
Je sais bien que contrairement à certaines enflures (même dans les textes cités ci-haut), nous ne vivons pas au sein d’un système politique corrompu, loin de là. En pleine crise de confiance, même le bouillant député péquiste Stéphane Bédard a admis il y a quelques jours qu’au fond, « en général, au niveau de la probité, notre démocratie est saine« , alors qu’il crachait du feu devant les caméras. N’empêche que rien, rien, rien n’explique ce retard.
Si le fédéral peut le faire…
2 commentaires
5 mai 2009 à 15:18
C’est sûr que si on écoute les médias, tous ceux qui font de la politique sont corrompus… et tout ce que les politiciens recherchent, c’est du pouvoir et de l’argent!
Je suis peut-être idéaliste, mais pour ma part, je pense que nos politiciens ne sont pas si pires que ça! C’est sûr qu’on peut aspirer à encore mieux… un code d’éthique et un commissaire à l’éthique permettrait de confirmer que, dans le fond, on a des politiciens qui veulent le bien commun et qui ne cherchent pas à se remplir les poches!
7 mai 2009 à 09:52
Pour illustrer ce que je disais sur les médias, on n’a qu’à regarder le « front page » de La Presse ce matin, sur Mme Fotopoulos et sa présence dans une loge au hockey. C’est quoi le problème? Les journalistes sont frustrés de pas être invités, eux aussi, au hockey? S’ils pensent qu’une présence à un match influence vraiment la personne qui aura le contrat, ça va vraiment très très mal au Québec…