11 avril 2009...09:24

Maîtres chez nous 21e siècle: Réécrire l’histoire, sinon la voler…

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C’est le comble.  On annonce un espèce de regroupement « Maîtres chez nous, 21e siècle« , composé de péquistes, d’adéquistes, de Québec-solidairistes, mais dont personne du PLQ. Ça y est, l’héritage des Godbout (père d’Hydro-Québec), Lesage (Père de la nationalisation) et Bourassa (père de la Baie-James), tous trois premiers ministres libéraux du Québec, sont repris par les opposant de ce parti. Ironie incroyable: lorsque les Libéraux ont lancé les mégachantiers hydroélectriques dans les années 70, le PQ dénonçait ces projets et exigeait l’implantation de « l’énergie de l’avenir: le nucléaire » !!!

Rappelons-nous: « À l’Assemblée nationale, par la voix de l’ineffable Jacques Parizeau, l’opposition péquiste vilipendait le projet de barrages, sous prétexte que l’énergie nucléaire présentait un coût de production d’électricité moins élevé.« 

Ou encore: « Tout jeune, j’écoutais Jacques Parizeau annoncer que le Parti québécois embrasserait l’énergie nucléaire pour assurer la croissance du Québec.« 

Surtout ceci: « Extrait vidéo: dans cette entrevue avec l’homme politique Jacques Parizeau tournée en 1971, celui-ci dénonçait alors le projet de la Baie-James et préconisait plutôt le développement du nucélaire.« 

Et voilà qu’aujourd’hui, dans le communiqué annonçant cette réécriture historique, on va même jusqu’à écrire que « Maîtres chez nous » était celui de… Lévesque !  

Champions de la réécriture historique, les péquistes se surpassent encore. Surprenant que l’ADQ et Québec-solidaire y prennent part: besoin de visibilité peut-être.  Je ne trouve pas de mot assez fort pour critiquer toute forme de réécriture de l’histoire.  Quand on perd notre passé, c’est notre avenir qu’on met à risque.

Pourtant, juste avant de tomber (c’est le bon mot) sur cette horreur, j’avais le très grand plaisir de lire l’excellent papier de René Vézina sur l’exportation d’électricité. Il s’agit d’un rappel plus-que-nécessaire sur l’importance de cet enjeu pour l’avenir du Québec.  Faut-il le rappeler, sans Godbout, Lesage et Bourassa, nous n’en serions pas là.  Même Charest, il faut l’avouer, qui a relancé les méga-projets hydro-électriques avec quelque 30 milliards de projets énergétiques. Depuis peu, on a recommencé à exporter, alors qu’on importait dans les années 90…

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