C’est cette semaine que j’ai compris que Bernard Drainville, homme de tête, de réflexion et d’honnêteté que m’inspirait le journaliste de Radio-Canada à l’époque n’existe plus. Le militantisme l’a anéanti. Exit l’espoir.
Pour vous en convaincre, lisez d’abord ce texte qu’il a publié: La nomination de Michael Sabia est une erreur historique
En gros, le premier ministre Charest a commis la pire erreur de sa vie, aux conséquences incalculables sur l’économie du Québec, et souhaite visiblement démanteler le Québec avant de quitter le poste de premier ministre. En nommant un fédéraliste, Charest a commis une impardonnable trahison et a entamé la première étape menant à son sombre plan qui vise le démantèlement et l’affaiblissement du Québec.
Rien de moins.
Le constat est désormais clair: Bernard Drainville est fou. Pire, son texte est validé par le président du Parti Québécois, Jonathan Valois, qui l’a inscrit sur son blogue. Tiens, allons nous amuser et écrivons tout-de-go sur son blogue, histoire de voir si nous serons publié: Bernard Drainville, homme d’intelligence…
Ok, d’accord. Je pensais que ça valait la peine de vous répondre. Je viens de lire votre texte sur Drainville et je viens de comprendre : vous êtes fou.
Vous n’êtes pas d’accord avec quelqu’un : il devient automatiquement quelqu’un de non intelligent.
Amusant votre procédé, mais il vous sert très mal…
tss tss
Avec les années, on oublie trop souvent l’importance de la rhétorique: chaque mot a un sens. Les mots “traîtrise”, “démanteler le Québec avant de démissionner”, “affaiblir à tout prix le Québec” ne me paraissent pas judicieux.
Le problème est le suivant: Bernard Drainville exagère tellement qu’il perd sa crédibilité. Or, M. Drainville tient beaucoup, beaucoup à sa crédibilité. Rappelons qu’il a été journaliste avant toute chose.
D’où mon point: pour sacrifier sa crédibilité avec autant d’effort, c’est qu’il ne va pas bien…