Mais qui est donc ce Michael Sabia qui fait tant rager les Bernard Landry, Jacques Parizeau et Jean Campeau de ce monde ?
On a pu noter, lundi soir, à quelle point la famille souverainiste est en émoi lorsque même Pierre Duchesne de Radio-Canada a cru important de nous livrer ce reportage exclusif - Oh primeur – Michael Sabia serait un fédéraliste ! Il aurait même déjà été membre du Conseil pour l’unité canadienne (CUC), organisme créé dans les années 60 ayant pour but – Oh sacrilège – de faire la promotion du fédéralisme. Vedettes du reportage: Landry, Parizeau, Campeau. Tous de fins commentateurs non-politisés de la scène québécoise…
On lui reproche, à ce M. Sabia, toutes les misères de Bell Canada (BCE), qu’il a dirigé dès 2002. Pourtant, c’est au cours des années 90 que l’entreprise avait a commis ses grandes erreurs, en se lançant dans toutes sortes de placements éparpillés, comme l’acquisition de journaux, de postes de télévision, de services informatiques et de compagnies de télécommunications. Dès 2000 et 2001, lorsque la bulle technologique a éclaté, les nouveaux placements de BCE se sont avérés catastrophiques.
Michael Sabia est arrivé en 2002, après ces catastrophes, et a permis à BCE de se recentrer sur ses activités de télécommunications avec, rappelons-le, beaucoup plus de succès !
En 2008, il a tenté de vendre BCE à Teachers, le méchant fonds ontarien dirigé par Claude Lamoureux (ironiquement Québécois-francophone-de-souche). En début de crise financière au États-Unis, le timing n’étant visiblement pas le meilleur, la vente ne s’est pas conclue. Voilà la grave “erreur” de M. Sabia, disent certains commentateurs. Ah. Le redressement chez BCE dès 2002 ? Pas important. L’augmentation de la valeur des actions de BCE pendant sa direction ? Pas important. Son excellente réputation qu’il a acquise dans la haute fonction publique du pays ? Pas important. Excellent passage au CN ? Pas important. Vente avortée de BCE ? Terrible !! Il faut le pendre par les pieds.
Il a un accent.
Il n’habite au Québec “que” depuis 16 ans.
Il a travaillé au bureau du Conseil privé à Ottawa (ministère du Premier ministre).
Voilà ses vrais problèmes.
Demandez à MM. Landry, Parizeau, Campeau et Duchesne.
Pierre Duchesne est souverainiste ? Honnêtement jamais remarqué. Bon commentaire, avant la semaine passée, je ne connaissais même pas le nom de ce monsieur Sebia…
Philippe P., St-Constant
Personne ne semble se souvenir de ceci:
Michael Sabia, grand patron de BCE, avait renoncé à une prime de 1,48 million en 2004 parce qu’il se sentait responsable des perturbations causées par un nouveau système de facturation chez Bell Mobilité.
Le comité de rémunération des dirigeants avait accordé la prime à M. Sabia parce qu’il avait conclu avec succès la négociation d’un nouveau contrat de travail, mis en oeuvre un programme de réduction des coûts d’au moins 1 milliard et lancé plusieurs nouveaux services en 2004.
C’était la deuxième année de suite que M. Sabia refusait une prime. En 2003, il avait dit non à 1,44 million qui lui avait été accordé pour avoir atteint les objectifs d’un programme de deux ans sur les dépenses en capital et le flux de trésorerie.
Je ne savais pas cette information. Pertinent.